Nouvelle première musicale

Ces derniers temps, je cumule les « grandes premières » ; première confiture de fraises (dont je vous passerai les détails tant le résultat était pitoyable), première rando-roller, première fête de la musique parisienne… Ce w-e, c’est mon premier festival Solidays.

Après avoir pris l’ambiance hier avec Hugh Coltman, Stuck in the sound et The Do, j’ai ce soir fait la nuit quasi complète. Après un sympathique petit apéro posé tranquillement dans l’herbe et un passage à la fouille un peu tendu car une bouteille de whisky coca s’était malencontreusement cachée dans la poche de mon k-way en boule (oui, il s’agissait d’une petite bouteille et d’une très grande poche…), je repris place parmi les soli-festivaliers. La soirée a débuté avec Keziah Jones, son show se résume en un mot : classe. Ensuite, place à The Ting Tings, un groupe électro dont je connaissais les deux « gros tubes » ultra médiatisés, résultat sur scène décevant. Un début de concert très rythmé et qui laisse penser que l’heure à suivre va être une véritable découverte musicale, et puis, très vite, tout s’essouffle, les fans remuent la tête, les autres regardent et de temps à autres, tapotent du pied. La grande blonde et son batteur se rattraperont sur les deux derniers morceaux qui ne sont autres que des mix de morceaux qui dans 50 ans feront encore danser toute la planète, à savoir Thriller de Mickaël Jackson et la B.O. de Gohst Boster… The Ting Tings dont  tout le monde parle tellement, ne fera pas partie de mon top ten de l’année.

Après ce petit passage électro, je retrouve (enfin) mon frère et son acolyte Christophe. Juste le temps d’échanger quelques pas de danse (toujours électro) et me voilà repartie en vadrouille. Puis viens l’heure de DJ Zebra. Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, DJ Zebra est l’ancien bassiste de Billy Ze Kick et tourne depuis plusieurs années en solo avec son show de bootleg. C’est grâce à lui que vous pouvez entendre superposés des morceaux comme Bloody Sunday de U2 et des classiques de la musique soul américaine. Ces mix sont tout simplement incroyables. Après cela, encore et toujours de l’électro (en même temps, la fin de la soirée s’appelle « la nuit électro », je ne peux pas dire que je n’étais pas prévenue…). Tout le monde danse, enfin remue, car la plupart des gens, il faut bien l’avouer, ne savent pas danser sur ce genre de musique et ressemblent plus à des pantins désarticulés qu’à des danseurs professionnels.

3 h 30, la fatigue se fait vraiment sentir (les soldes le matin, ce n’était pas une bonne idée…). Pour rentrer deux solution : le taxi ou les noctiliens. Nous tentons la première solution : pas de taxi disponible dans notre secteur, ce sera donc le bus. Il est finalement très agréable de traverser Paris en bus la nuit. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir la ville, mais apaisée, sans toute l’agitation que les parisiens aiment tant développer. Je m’arrête à Bastille. Les marche de l’Opéra ressemblent à une usine de retraitement des déchets. Soit un imbécile à vidé une poubelle pleine à cet endroit, soit des dizaines d’imbéciles n’ont pas su jeter leurs papiers à la poubelle… Boulevard Richard Lenoir, le marché commence à s’installé, il est à peine 4 h 30. Le poissonnier est déjà sur place, les palettes de fruits et les légumes ont été livrées.

Je rentre chez moi, boit 15 litres d’eau (il fait chaud à Paris !!!), écris cet article et m’en vais me coucher. Mon ami le merle chante à tue tête depuis près d’une heure, bientôt il fera jour et bientôt, je vivrai mon dernier jour de mon premier Solidays.

Bonne nuit !

Le complot des vieux

 Parce qu’on l’a tous vécu au moins une fois !
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Croire en ses valeurs

On le croyait mort d’avoir trop baisé, euh pardon… chanté. Mais le revoilà.
Il nous a tous fait dansé, si, si, tous ! Souvenez vous de la soirée mojito ou du ball du 14 juillet… J’ai tout vu ! Et je suis certaine qui si je dis « Alice ça glisse », non seulement vous finissez ma phrase, mais surtout vous aurez la chanson dans la tête jusqu’à la fin de la journée (fin de la semaine pour les plus chanceux).Mais comme j’suis Souper sympa, je vais vous en faire écouter une mieux (qui, elle, ne vous lâchera pas pendant un mois!):

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Honte…

Parce qu’il est bien triste aujourd’hui d’être français : 

http://www.dailymotion.com/video/x8pexw_nicolas-sarkozy-chez-alstom-a-ornan_news

Encore trois ans avec notre cher Président aux commandes de la France. Cependant, le Parlement européen se construit dès demain.Je ne veux pas faire de ce blog un outil de diffusion d’opinion politique, c’est d’ailleurs la première fois que ce thème y est abordé, mais je suis lasse d’entendre les gens se plaindre alors qu’ils ne font rien pour faire bouger les choses.

Le 7 juin prochain, votez !

« En votant aux élections du Parlement européen, vous choisissez qui influencera votre avenir et la vie quotidienne de près de 500 millions d’Européens. Si vous ne vous en souciez pas, quelqu’un d’autre s’en souciera à votre place et décidera qui vous représentera à la seule assemblée paneuropéenne élue directement. Les députés élus façonneront l’avenir de l’Europe pour les 5 prochaines années. Obtenez l’Europe que vous voulez! Si vous ne votez pas, alors ne vous plaignez pas.  » source : www.europarl.europa.eu/elections2009

Dans d’autres pays européens, l’Irlande par exemple, les élections européennes occupent une place aussi importante que celles des élections présidentielles. Le moindre poteau, même au fin fond du Connemara, arbore les couleurs d’un candidat. Certes les candidats français sont moins actifs et nombreux d’entre nous ne savent même pas qui se présente et par conséquent pour qui voter. D’accord. Mais si vous lisez ce blog, c’est que vous disposez d’une connexion Internet. A vous de fouiller, à vous de vous faire votre propre opinion. Laissez TF1 aux imbéciles. Agissez ! Décidez !

Dimanche matin

Parce qu’il existe des ambiances qui vous sont chères, des lieux dans lesquels vous vous sentez bien, des scènes de vie qui vous font sourire…
Je suis passée ce matin dans un de ces lieux où l’ambiance me réchauffe le coeur et où les scènes y sont parfois caucasses.  Peut-être cela vient-il du fait que j’y ai travaillé durant de longs mois ; sous la pluie, la neige, le soleil… ; parfois avec envie, d’autres avec dégoût ; parce que j’y ai rencontré tous types de personnes dont un bon nombre restera gravé en ma mémoire (en bien et en moins bien)… Ou est-ce tout simplement parce que ce lieux, vieux – peut-être pas comme le monde, mais pas loin – rassemblent, jeunes, vieux, riches, pauvres, blancs, noirs, locaux, touristes… Mélange les odeurs, les couleurs, les bruits, les saveurs, dans une ambiance détendue, loin des tracas du quotidien alors qu’il en fait partie intégrante ?
C’est dimanche, il fait beau et bon, nous profitons… nous faisons notre marché…

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Chanteurs

Bijoux-accessoires

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Ces dernières semaines

Voilà quelques temps que je n’ai pas donné de nouvelles… Vous commencez à avoir l’habitude, je sais. Pour autant je ne vous raconterai pas toute ma vie, mais vous présenterai simplement quelques images de ce que j’ai vécu ces derniers temps, des scènes qui m’ont marquées, émues.

Eglise Irvillac

Calme de la campagne

  Terrain de jeux - Irvillac (29)

Ville Close - Concarneau (29)

La Redonne - Le Grand Méjean (13)

Chapelle - Les Tamaris - La Couronne (13)

Jeu d'enfants

Maëlle - Août 2009

Chanteur lyric - Place des Voges - Paris

Porte - Place des Voges - Paris

Vous l’avez bien mérité !

J’ai découvert ce groupe un peu par hasard l’an dernier aux Francofolies de La Rochelle. Oui, j’ai tardé à vous le faire découvrir, mais ça prouve bien qu’il ne s’agit pas d’un tube de l’été, mais plutôt d’une histoire parlant des réalités sociales et professionnelles.

Je connaissais Arnaud Cathrine (d’ailleurs, lisez-le !), Florent Marchet également, mais n’avais jamais entendu parlé de Frère animal.
Ecoutez et commentez :

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=29664639

 

 

 

Eire – Magie et sauvagerie

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit, j’y ai pensé plus d’une fois, mais c’est toujours pareil, il faut prendre le temps de le faire. Beaucoup de choses m’ont donné envie d’écrire. Des choses qui m’ont surprises, émerveillées, étonnées ou encore indignées.

Je suis de retour à Paris depuis la fin de l’été dernier et me suis posée dans le 11ème, dans une cage à lapin plutôt agréable. Cependant, l’envie de bouger est devenue une maladie chronique chez moi. Visiblement, beaucoup de parisiens présentent ces mêmes symptômes, je ne m’en inquiète donc peu et suis mes envies. C’est ainsi que le week-end dernier je suis allée au pays, des moutons, des lacs et de la Guiness : la République d’Irlande.

Capital of Eire : Dublin
Partis mercredi soir sous le soleil parisien, nous arrivons à Dublin au milieu d’une nuit fraîche, humide et surtout très ventée. Après une courte nuit à l’hôtel, la visite de la ville pouvait commencer. Dublin compte un peu plus de 500 000 habitants. Ses rues sont très larges, il y a beaucoup d’espaces verts et surtout, les gens semblent calmes et détendus. Dans un ciel plutôt couvert, le soleil pointe parfois le bout de son nez donnant à la ville des couleurs totalement différentes. Côté architectural, Dublin n’appartient pas un style définit, mais croise les genres. On tombe régulièrement sur de grandes cases de briques rouges percées par des alignements de fenêtres collées à des constructions plus travaillées type XIXème. Au fil des rues, nous découvrons le Temple Bar, quartier le plus animé de la ville ; le Trinity College, plus vieille université de la capitale et son Stephen’s Green parc, ou encore le National Museum qui retrace l’histoire de la ville de la préhistoire à nos jours. L’aspect aéré de la ville donne l’impression que l’on a vite tout vu et qu’on la connaît. En réalité, elle cache bien des secrets dont certains se dévoilent le soir dans les pubs autour d’une Guiness of course. La nuit, les rues du centre ville sont aussi, si ce n’est plus, animées qu’en journée (et pourtant il pleuvait…). Dans chaque pub, la musique se joue en live. Posés dans un coin, ou attablés près des clients les musiciens reprennent des airs traditionnels irlandais, chantent des reprises ou des compositions personnelles. Qu’ils jouent juste ou faux, le public suit. C’est la fête. Là encore, on découvre quelque chose d’improbable dans les grandes villes françaises.

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Le Connemara
Le lendemain nous partons pour Galway, porte d’entrée du Connemara. Je goûte aux joies de la conduite à gauche et surtout du positionnement à droite dans la voiture… En effet, le plus dur n’est pas de conduire sur la file de gauche, ni même de prendre les ronds-points à l’envers, mais plutôt d’avoir sa voiture qui « dépasse » à gauche et d’évaluer la distance restante entre sa roue et le bord du trottoir. Après quelques frayeurs (il faut préciser que les irlandais, aussi relax soient-ils, conduisent comme des dingues !) et presque cinq heures de route (eh, oui, les autoroutes sont innexistantes dans ce pays, vive les bonnes vieilles nationales !), nous arrivons enfin à Galway où nous abandonnons la voiture sur un parking de supermarché (hors de question de conduire en centre ville, de toute façon le guide du routard à précisé que cela était quasiment impossible). A pieds, nous découvrons une charmante petite bourgade aux devantures boisées et colorées. Traversées par une rivière et bordée par l’Atlantique, Galway se rapproche beaucoup plus de l’image que l’on se fait, ou en tout cas que je m’étais faite, de l’Irlande. Là aussi, les pubs y sont très nombreux et Heineken qui, se montrait
timidement à Dublin, a totalement disparu au profit de la potion locale : Guiness.

En début de soirée, nous tombons sur une horde de supporters de rugby. J’interpelle un petit vieux « What’s happening this evening in Galway ? » (avec l’accent s’il vous plaît!). Le club de Galway venait de gagner contre Belfast et tout le monde allait fêter cette victoire dans le pub. Nous les avons plus tard rejoint Accoudé au comptoir, un supporter de Belfast qui lui fêtait simplement le match et la soirée nous exlique sa philosophie sportve « When you win, you drink, and when you loose, you drink too ». Le brouhaha des grosses voix, l’odeur de bière et la chaleur nous a vite fait oublié que dehors, c’était encore l’hiver.

Le samedi nous quittons Galway après avoir récupéré notre voiture sur le parking du supermarché. Des panneaux placés à l’entrée des parkings indiqués que le stationnement était limité à 3h. Nous, sombres crétins français, avions pensé que si l’on changeait de parking les compteurs étaient remis à zéro. Nous avons appris en retrouvant notre belle Opel Corsa chaussée d’un sabot que ce n’était pas le cas et avons dû payer 85€ d’amende… Verte de rage, j’ai repris la route… à gauche.

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Après Galway, nous sommes allés à Clifden, sympathique village au cœur du Connemara qui l’été, se transforme en un parc à touristes baptisé « station balnéaire ». La pluie est restée derrière nous et c’est sous le soleil que nous découvrons le décor incroyable de cette région creusée par les lacs, bordée de collines, paradis des moutons. A chaque kilomètre passé, nous avons l’impression de nous enfoncer dans les décors d’un film grandeur nature. Une fois nos bagages posés à Clifden, c’est à pieds que nous continuons la ballade. La végétation est sensiblement la même que dans le Nord Ouest de la France (non, je n’ai pas dit « Bretagne »), mais version fluo. Nous passons près de ruine de château fort, comme ceux que dessinent les enfants avec des donjons et des tours dentellées. Plus loin, le chemin devient très boueux et c’est au risque de perdre nos chaussures que nous continuons notre marche. Tout autour de nous, vaches et moutons cohabitent paisiblement, parfois dans les mêmes près. Au dessus de nous, mouettes et goélands nous narguent, et oui, non seulement la campagne est magnifique, mais nous sommes déjà le nez dans l’Océan Atlantique où les îles se dessinent au fil des marrées. C’est incroyable. Je veux y vivre !

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Après cette balade, l’apéro était bien mérité. Nous nous posons dans un petit pub du bourg. Là encore, la musique va bon train. Hommes et femmes boivent de la Guiness et les enfants jouent devant le bar pendant que le guitariste et l’accordéoniste chantent à tue-tête. Il fait beau. C’est calme. Magique. La soirée s’achèvera dans un restaurant tenu par un français posé en Irlande depuis 24 ans. On ne se demande pas  pourquoi il y reste.

Dimanche, dernier jour au paradis. Nous profitons du confort du Guest House où nous nous sommes posé s et encore plus petit déjeuner extraordinaire. Oui, si je devais présenter un aspect négatif du pays, ce serait leur breakfast aux oeufs, bacon et lard qui sont le plus souvent servis dans les hôtels… Après ça, nous filons vers l’abbaye de Kylemore. Ce lieu, après avoir été revendu bon nombre de fois, ets tenu par une communauté de sœurs bénédictines. Je ne commente pas et vous laisse admirer…

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Côte Atlantique - Entre Clifden et Kylmore

15 h, il est temps de rentrer à Dublin. Demain, notre avion décollera à 6 h 15 et nous ramènera à la réalité parisienne. Nous profitons de notre dernière soirée…Un pub, de la Guiness, de la musique.

Je ne vous ai tracé que les grandes lignes de notre parcours et vous ai épargné le récit des séances bricolage de fenêtre à l’hôtel, celui des pâtes aux crevettes sans pâte, des nombreuses gaffes linguistiques, des brèves rencontres insolites avec les autochtones et j’en passe.

J’espère simplement que cet article vous donnera envie d’aller visiter ce fabuleux pays et sa nature flamboyante tant que l’homme ni a pas construit de centrale nucléaire ou autres centres commerciaux.

Retour chez les pigeons

Enfin !

Après un séjour de trois mois et demi à La Rochelle, un court passage en Bretagne et en Normandie, me voilà de retour dans ma ville d’adoption, Paris.

Par où commencer ? Comment décrire ce que je ressens dans cette ville ? Comment je peux être aussi à l’aise ici, alors que j’ai passé les 22 premières années de ma vie à tout faire pour ne jamais avoir à m’installer dans ce trésor d’architecture, de musique, de théâtre, de fête (de pollution…)…

En tout cas aujourd’hui, j’ai un nouveau job (intéressant), bientôt un appart’ (28m2 rien que pour moi dans le 11ème, avec vue sur jardin !), et… Olivier.

Je ne sais pas de quoi vous parler. Deux semaines à peine que je suis revenue et il s’est déjà passé plus de choses qu’en deux mois à La Rochelle. Je pourrais vous parler de ma soirée Brésil à la Belleviloise, de mon premier repas dans un restaurant japonais (oui je sais il y en a aussi en province…), de mes galères de recherche d’appart, de mon nouveau taf, de mes nouveaux collègues de boulot (beaucoup de filles), des portes automatiques qui se sont fermées sur moi, de la gaufre que j’ai failli me prendre à cause de mes jolies chaussures à talon, des joies du métro, des joies du métro bloqué à 21 h 30, à 20 minutes de marche de chez vous parce qu’un boulet se promène sur les voies… du mec que j’ai entendu chanter ce matin dans le métro et qui m’a fait frissonner, des bruits, des odeurs (« le bruit et l’odeur, le bruit du marteau piqueur » certains comprendront le début, d’autre l’intégralité, question de génération…), ou encore… des pigeons…

Vous l’aurez compris, je suis complètement hystérique depuis que je suis revenue et heureusement, parce qu’avec le travail qui m’attend, j’ai plutôt intérêt à avoir la pêche.

D’ailleurs, il se fait tard, donc messieurs, dames, très bonne soirée et à bientôt !

Francos… folies !

Ca y est nous y sommes. 6 mois de préparation, l’impression d’être en cours et de travailler sur un projet fictif du style « vous travaillez sur un festival de musique française et mettez en place une nouvelle stratégie de diffusion des supports de communication …». Du flou complet, on voit le site se monter sur l’autre rive de la ville, les techniciens arrivés en masse, puis les artistes. On travaille 16 heures par jours, et voilà, c’est lancé !

Hier, vendredi 11, début de soirée au Théâtre Verdière de la Coursive. En première partie, Piuma, un duo féminin de rock français. Jolies, sexy, voix, guitare et batterie,100 personnes dans une salle, elles mettent le feu. Bien joué les filles ! Tenez bon, il faut prouver à ces machos de rockeurs que les nanas aussi savent jouer, et bien. Juste après elle, Constance Verluca. « Vive le chocolat, l’héroïne et la vodka ! ». Vraiment barrée, vraiment trop bien roulée (le genre de fille qui agace facilement les autres), mais un public vraiment trop mou. Dommage, parce qu’elle aussi aurait pu enflammer La Rochelle.

23 h, scène Saint Jean d’Acre, Dionysos. Un décor « Mécanique du cœur », toujours les mêmes zicos, Babet et… Mathias Malzieu. Premier morceau, le ton est donné, ce sera très rock. 10 ans qu’ils jouent ensemble, 4ème Francos et une envie folle de se faire plaisir en comblant le public. Jack, Giant Jack, Madeleine, Mathias enchaîne les « tubes » du dernier album sans oublier les classiques comme « La Métamorphose De Mister Chat » ou « Song for Jedi ». Il n’oublie pas non plus de se jetter dans la foule, de la traverser en slam pour rejoindre la régie son, puis la plateforme VIP avant de se rejetter dans la fosse et finir son concert à moitié torse nu. On notera aussi l’intervention de Cali, qui avait clairement décidé de faire n’importe quoi, ce qui, bien évidemment, n’a pas déplu à Malzieu qui en a remis une couche.
Concert déluré, mais très belle performance musicale et scénique. Sans doute un des plus beau concert que j’ai vu jusqu’à présent.

Ce soir, Asa, la « révélation pop de la soul nigériane » sur la grande scène St Jean d’Acre. Son très pop avec ce petit plus qu’ont les musiciens et chanteurs noirs : le groove. Des constructions musicales relativement simples mais accrocheuses avec une voix soul qui donne envie de bouger (on ne s’est d’ailleurs pas privé). Très bon moment, mais là encore un public mollasson attendant sans aucun doute les deux grosses têtes d’affiche de la soirée :  Bernard Lavilliers et Tiken Jah Fakoly.  Fatigue oblige, je n’ai vu que le début du show de Lavilliers, toujours égal à lui même et visiblement décidé à taper sur les doigts de notre cher et tendre Président de la république. Des petits pics bien tournés et intelligemment placés, juste de quoi faire sourire ou réfléchir.

Il est maintenant 23 h 45, et demain le réveil sonne à 6 h 30 pour aller coller des affiches. Je vous souhaite donc une très bonne nuit.

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