Archives pour la catégorie Brest

Ces dernières semaines

Voilà quelques temps que je n’ai pas donné de nouvelles… Vous commencez à avoir l’habitude, je sais. Pour autant je ne vous raconterai pas toute ma vie, mais vous présenterai simplement quelques images de ce que j’ai vécu ces derniers temps, des scènes qui m’ont marquées, émues.

Eglise Irvillac

Calme de la campagne

  Terrain de jeux - Irvillac (29)

Ville Close - Concarneau (29)

La Redonne - Le Grand Méjean (13)

Chapelle - Les Tamaris - La Couronne (13)

Jeu d'enfants

Maëlle - Août 2009

Chanteur lyric - Place des Voges - Paris

Porte - Place des Voges - Paris

Y’a pô qu’les ch’tis, y’a Brest

J’ouvre ma boîte mail et vois que j’ai reçu un message d’un copain de DUT ; objet : « Brest même ». Tiens, il a quitté Lille. Il est de retour au pays des goélands ? Et bien non – Je tiens juste à préciser que cet ami n’est pas brestois. Il vient de Guimillau, au Nord Finistère, là-bas on y trouve des bien pire… – Lisez la suite, vous comprendrez.

 

BREST

 

Climat
Le Gulf Stream passant pas très loin, Brest bénéficie d’un climat océanique : la pluie n’y est jamais froide! (ou pas). Comme on le dit bien aujourd’hui faussée par le dérèglement climatique…

Habitants
Appelés les Brestois. Le Brestois habite ‘Brest, Brest même’, afin de bien marquer la différence avec les habitants des banlieues alentours. Le Brestois est un piéton. Enfin, surtout sur le chemin du retour, quand son état d’ébriété l’empêche de conduire (du moins légalement). En effet, le policier Brestois est averti, et comme dit le dicton ‘Un policier averti boit comme deux’ ! Le Brestois préfère donc rentrer à pied plutôt que de se taper la honte en se faisant arrêter par plus bourré que lui ! Le Brestois souffre également de problèmes intestinaux, à l’origine du célèbre ‘Tonnerre de Brest’.


Le ‘Pas Toa’ Brestois
Comme le ch’ti le brestois a une langue étrange, dérivée du Français, du Breton et de l’accent typiquement brestois et en ajoutant toujours ‘tain’ et ‘quoâ’ en début et fin de phrases. En voici Quelques mots, expressions et (ou) phrases:

> Incapap’ improbap’ innaceptap’ lavap’ impecap’ nettoyap’ baisap’
> imbaisap’ buvap’ imbuvap’
> boitalett’
> C’est neûl
> On va en vêl’
> Allez au mail
> Tenir la marée
> Ra na bat’
> Gast, çuiçi fait du freuz au moins
> ça part à la dreuze, en distribil quoâ
> Tain, çuici a tourné drol’ ou quoi ?
> Ous que tu vas ? Ous que c’est ?
> On taille au bistrot s’boire une mouss’
> L’Stat’ a encore pris cher c’soir
> Comment qu’c'est ? Correc’
> C’ui ci l’est encore raisin (rait’), l’a mis dans son tarain
> J’irai au Champ Bothorel (le cim’tière de Lambé quôa)
> Tain qu’est ce y fou dans nez sui ci
> Hey t’as avale ta lank miyon
> L’aut fôa j’passais a côté de supporters Guingampois j’y ai mis ma
> Y’a trop de reuz dans ma carrée, faut qu’j'mette des trucs à la
> jaille
> Tain t’es vraiment un sacré glandouren !
> Suisi e pas bien avec sa tet’, mets un coup don !
> y’a moy ou quoâ ?
> Cuiçi est parti pour rentrer à quat’ pat’, l’a mis dans l’nez com’
> pas deux
> T’as moy’ d’em dépan’ quéques copecks pour un dems ?
> Un sky coc siouplait, mais sans coc
> Mate c’te P.A.N là haut !
> J’commence à êt’ bien là, c’soir on s’met un rince (ou race) à
> block
> Trirer du gwerz

Sport. Brest héberge le grandissime Stade Brestois 29 dans sa mythique et ultra moderne enceinte de Francis Leblé. Cependant, depuis la montée en Ligue 2, la buvette ne délivre plus que de la bière sans alcool! Les joueurs mettent donc tout en œuvre depuis pour retourner en Nationale et restaurer ce haut lieu de la culture brestoise. Le Brestois boit tout les week-ends, quitte à ce que cela dure jusqu’au week-end suivant, il aime bien faire la fête!

Niveau musical, les Brestois sont fans de chants marins et de bagadou, cela étant dit le Brestois a cette particularité de déguster cul sec sa bière en telles circonstances, histoire de tanguer un peu et de mieux comprendre les paroles…

Personnages célèbres
Olivier de Kersauson : Bien que sa carrière militaire se soit limitée à son service, il est surnommé l’Amiral. Probablement du fait qu’il n’est jamais le dernier lorsqu’il s’agit de vider quelques canons! · Yvan Le Bolloch : A bien mal tourné depuis qu’il est monté à Paris. Il se fait désormais appeler Jean-Claude Convenant et s’est mis au café! · Gonzalo Higuaín : Fils d’un footballeur argentin du mythique Stade Brestois 29, Gonzalo est retourné en Argentine peu après sa naissance. Alors qu’il aurait pu suivre la trace de son père, il se trouve ainsi contraint de jouer dans d’obscurs clubs tels que le Real Madrid.

Le Paris – Brest

Si le « Paris-Brest » évoque à certains d’entre vous un bon gros gâteau crémeux ou encore, une course cycliste, pour moi, cela représente cinq heures passées dans un train à côté de gens souvent, pas très « fun ».

Une fois de plus, je rentre à Brest en train ce w-e. A côté de moi, un couple avec deux charmants bambins âgés d’un à deux ans et demi environ. Si la petite se tiens plutôt tranquille, le garçon est tout simplement insupportable. Il cri, non, pardon, il HURLE. Il tape des pieds. Tape, même son père qui tente de le faire tenir sur le siège. Finalement, l’un des parents à la bonne idée de lui donner une canette de coca vide (ou presque). Assit derrière moi, il cogne sa canette sur le dossier de mon siège, m’envoyant des gouttes de coca dans les cheveux, toutes les 20 secondes. Je reste calme. Il arrête au bout d’une bonne demi heure. Je pourrais presque me faire des locks tellement que mes cheveux collent. Après une heure de répit (c’était l’heure de la sieste), la petite se réveille. Joyeusement, elle regarde sa mère et tout en tapant sur sa couche émet un « caca » clairement prononcé. Pas de doute sa couche est pleine et ce n’est pas l’odeur qui se diffuse dans wagon qui peut laisser penser le contraire. Quand on est logique ou tout simplement bien élevé, on change son mouflet dans l’espace nurserie prévu à cet effet. Mais quand on est un beauf’, on change la couche pleine de merde de son môme directement sur la banquette. Pourquoi se déplacer ? Bien évidemment, la banquette en question est juste à ma droite et je suis aux premières loges pour ce spectacle olfactif. La scène est d’ailleurs tellement intense, que je sens mon fondant au chocolat, ingurgité 20 minutes avant, remonté lentement le chemin en sens inverse. Il est prêt à sortir. Je prend les devants et quitte le wagon.

La prochaine fois que l’on me parle d’un Paris Brest, je foncerai non pas à la SNCF, mais dans la première pâtisserie que je trouverai.

Retour aux sources

Après 4 semaines d’immersion totale dans la vie urbaine, me voilà de retour en Bretagne. Ma Bretagne. La campagne, le calme, la mer… les goélands. Départ de Montparnasse à 21h05, arrivée Brest à 1h26… Et oui, « TGV » ne veux pas dire la même chose d’une région à l’autre. Au réveil, il fait beau. La mer est calme. La Belle Poule est amarrée dans le port militaire, au pied du château. La journée s’annonce plutôt agréable.

L’après-midi je m’en vais à Concarneau, dans le sud Finistère, passer une journée avec mon idole. Cette personne a 80 ans et si un jours j’atteins cet âge, je voudrais être comme elle. Sage, intelligente, cultivée. Cette personne n’est autre que mon grand-père maternel. Je pourrais l’écouter des heures durant me parler de ses histoires de marins, de pêche, d’Afrique, d’Irlande… Dès qu’il parle je redeviens la petite fille qui, les yeux ronds, fait signe à son grand-père de ne surtout pas s’arrêter. J’ai l’impression de voyager et ça me fait plaisir de le voir se replonger dans ses bons souvenirs.

Qui dit une après-midi chez papy, dit histoires de marins, mais aussi goûter ! Hummm !! Les crêpes de Tregunc. Rien à voir avec les trucs immondes qui se vendent à Paris entre des kebabs et des burgers. Celles-ci sont douces, ni trop grasses, ni trop sucrées, juste bonnes. L’après-midi s’achève par une ballade au Cabellou. Un petit coin de paradis, au bord de la mer, en face de la Ville close de Concarneau. Il fait beau. Au large, on voit le brouillard approcher. Il forme une sorte d’immense nuage près à tout engloutir. Ce genre de spectacle que nous offre la nature ne peux s’expliquer par des mots. Il faut le voir. Il nous rappelle que l’homme n’est qu’une toute petite chose sur Terre et que le jours où la nature voudra reprendre ses droits, elle le fera sans mal.

Le soir je mange chez mes parents. La maison de mon enfance. Et puis je repars à Brest, direction le Mini bar à Saint Martin. Peu d’ambiance, DJ très moyen. On s’exile quelques mètres plus loin, au Comix. C’est mieux. Mais peu importe l’endroit, mes amis sont là. J’en profite car je repars demain et ne sais pas quand je reviendrai.

Dimanche. Mon w-e breton s’achève par la traditionnelle braderie Kana Beach à Locmaria Plouzané. Deux pantalons, 30€. Je ne sais pas encore comment je vais les faire rentrer dans mon sac vu tout ce que je ramène, mais je m’en fiche. C’est une affaire, alors je prend !19h50, retour à la gare. Je rentre à Paris les poumons remplis d’air frais et mon sac de fringues, de CD, de crêpes et de gâteau breton de Tregunc. 0h10, j’arrive à Montparnasse, la gare des bretons. 1h. Enfin chez moi. Le w-e est fini. Retour à la réalité, demain c’est métro, boulot… pigeons.

 


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