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Dimanche matin

Parce qu’il existe des ambiances qui vous sont chères, des lieux dans lesquels vous vous sentez bien, des scènes de vie qui vous font sourire…
Je suis passée ce matin dans un de ces lieux où l’ambiance me réchauffe le coeur et où les scènes y sont parfois caucasses.  Peut-être cela vient-il du fait que j’y ai travaillé durant de longs mois ; sous la pluie, la neige, le soleil… ; parfois avec envie, d’autres avec dégoût ; parce que j’y ai rencontré tous types de personnes dont un bon nombre restera gravé en ma mémoire (en bien et en moins bien)… Ou est-ce tout simplement parce que ce lieux, vieux – peut-être pas comme le monde, mais pas loin – rassemblent, jeunes, vieux, riches, pauvres, blancs, noirs, locaux, touristes… Mélange les odeurs, les couleurs, les bruits, les saveurs, dans une ambiance détendue, loin des tracas du quotidien alors qu’il en fait partie intégrante ?
C’est dimanche, il fait beau et bon, nous profitons… nous faisons notre marché…

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Chanteurs

Bijoux-accessoires

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Ces dernières semaines

Voilà quelques temps que je n’ai pas donné de nouvelles… Vous commencez à avoir l’habitude, je sais. Pour autant je ne vous raconterai pas toute ma vie, mais vous présenterai simplement quelques images de ce que j’ai vécu ces derniers temps, des scènes qui m’ont marquées, émues.

Eglise Irvillac

Calme de la campagne

  Terrain de jeux - Irvillac (29)

Ville Close - Concarneau (29)

La Redonne - Le Grand Méjean (13)

Chapelle - Les Tamaris - La Couronne (13)

Jeu d'enfants

Maëlle - Août 2009

Chanteur lyric - Place des Voges - Paris

Porte - Place des Voges - Paris

Nouvelle première musicale

Ces derniers temps, je cumule les « grandes premières » ; première confiture de fraises (dont je vous passerai les détails tant le résultat était pitoyable), première rando-roller, première fête de la musique parisienne… Ce w-e, c’est mon premier festival Solidays.

Après avoir pris l’ambiance hier avec Hugh Coltman, Stuck in the sound et The Do, j’ai ce soir fait la nuit quasi complète. Après un sympathique petit apéro posé tranquillement dans l’herbe et un passage à la fouille un peu tendu car une bouteille de whisky coca s’était malencontreusement cachée dans la poche de mon k-way en boule (oui, il s’agissait d’une petite bouteille et d’une très grande poche…), je repris place parmi les soli-festivaliers. La soirée a débuté avec Keziah Jones, son show se résume en un mot : classe. Ensuite, place à The Ting Tings, un groupe électro dont je connaissais les deux « gros tubes » ultra médiatisés, résultat sur scène décevant. Un début de concert très rythmé et qui laisse penser que l’heure à suivre va être une véritable découverte musicale, et puis, très vite, tout s’essouffle, les fans remuent la tête, les autres regardent et de temps à autres, tapotent du pied. La grande blonde et son batteur se rattraperont sur les deux derniers morceaux qui ne sont autres que des mix de morceaux qui dans 50 ans feront encore danser toute la planète, à savoir Thriller de Mickaël Jackson et la B.O. de Gohst Boster… The Ting Tings dont  tout le monde parle tellement, ne fera pas partie de mon top ten de l’année.

Après ce petit passage électro, je retrouve (enfin) mon frère et son acolyte Christophe. Juste le temps d’échanger quelques pas de danse (toujours électro) et me voilà repartie en vadrouille. Puis viens l’heure de DJ Zebra. Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, DJ Zebra est l’ancien bassiste de Billy Ze Kick et tourne depuis plusieurs années en solo avec son show de bootleg. C’est grâce à lui que vous pouvez entendre superposés des morceaux comme Bloody Sunday de U2 et des classiques de la musique soul américaine. Ces mix sont tout simplement incroyables. Après cela, encore et toujours de l’électro (en même temps, la fin de la soirée s’appelle « la nuit électro », je ne peux pas dire que je n’étais pas prévenue…). Tout le monde danse, enfin remue, car la plupart des gens, il faut bien l’avouer, ne savent pas danser sur ce genre de musique et ressemblent plus à des pantins désarticulés qu’à des danseurs professionnels.

3 h 30, la fatigue se fait vraiment sentir (les soldes le matin, ce n’était pas une bonne idée…). Pour rentrer deux solution : le taxi ou les noctiliens. Nous tentons la première solution : pas de taxi disponible dans notre secteur, ce sera donc le bus. Il est finalement très agréable de traverser Paris en bus la nuit. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir la ville, mais apaisée, sans toute l’agitation que les parisiens aiment tant développer. Je m’arrête à Bastille. Les marche de l’Opéra ressemblent à une usine de retraitement des déchets. Soit un imbécile à vidé une poubelle pleine à cet endroit, soit des dizaines d’imbéciles n’ont pas su jeter leurs papiers à la poubelle… Boulevard Richard Lenoir, le marché commence à s’installé, il est à peine 4 h 30. Le poissonnier est déjà sur place, les palettes de fruits et les légumes ont été livrées.

Je rentre chez moi, boit 15 litres d’eau (il fait chaud à Paris !!!), écris cet article et m’en vais me coucher. Mon ami le merle chante à tue tête depuis près d’une heure, bientôt il fera jour et bientôt, je vivrai mon dernier jour de mon premier Solidays.

Bonne nuit !

Retour chez les pigeons

Enfin !

Après un séjour de trois mois et demi à La Rochelle, un court passage en Bretagne et en Normandie, me voilà de retour dans ma ville d’adoption, Paris.

Par où commencer ? Comment décrire ce que je ressens dans cette ville ? Comment je peux être aussi à l’aise ici, alors que j’ai passé les 22 premières années de ma vie à tout faire pour ne jamais avoir à m’installer dans ce trésor d’architecture, de musique, de théâtre, de fête (de pollution…)…

En tout cas aujourd’hui, j’ai un nouveau job (intéressant), bientôt un appart’ (28m2 rien que pour moi dans le 11ème, avec vue sur jardin !), et… Olivier.

Je ne sais pas de quoi vous parler. Deux semaines à peine que je suis revenue et il s’est déjà passé plus de choses qu’en deux mois à La Rochelle. Je pourrais vous parler de ma soirée Brésil à la Belleviloise, de mon premier repas dans un restaurant japonais (oui je sais il y en a aussi en province…), de mes galères de recherche d’appart, de mon nouveau taf, de mes nouveaux collègues de boulot (beaucoup de filles), des portes automatiques qui se sont fermées sur moi, de la gaufre que j’ai failli me prendre à cause de mes jolies chaussures à talon, des joies du métro, des joies du métro bloqué à 21 h 30, à 20 minutes de marche de chez vous parce qu’un boulet se promène sur les voies… du mec que j’ai entendu chanter ce matin dans le métro et qui m’a fait frissonner, des bruits, des odeurs (« le bruit et l’odeur, le bruit du marteau piqueur » certains comprendront le début, d’autre l’intégralité, question de génération…), ou encore… des pigeons…

Vous l’aurez compris, je suis complètement hystérique depuis que je suis revenue et heureusement, parce qu’avec le travail qui m’attend, j’ai plutôt intérêt à avoir la pêche.

D’ailleurs, il se fait tard, donc messieurs, dames, très bonne soirée et à bientôt !

Passage à Paris

Après deux semaines passées à La Rochelle dans mes 19m2 et une escale au Printemps de Bourges, je remonte enfin à Paris. La dernière fois que j’y suis allée, je me suis initiée aux joies du vélib’, ces fameux vélos mis à disposition par la ville pour la modique somme de 1€ la demi heure, renouvelable pendant 24h, à condition de reposer le vélo toutes les 30 minutes… Partie en début d’après-midi en petite tenue de printemps, j’avais fini la journée sous la grêle, trempée jusqu’aux os. Le lendemain matin, j’avais repris le train… sous la neige. Cette fois-ci, le temps était de saison (13°C max, on est à Paris, il ne faut tout de même pas abuser !!). On décide donc de prendre l’air. Au départ de Bastille, on rattrape la « Coulée verte ». Oui, je sais, le nom ne donne pas vraiment envie… D’ailleurs il me semble qu’aujourd’hui ce chemin s’appelle la « Promenade plantée ». C’est tout de suite plus vendeur. Il s’agit en fait d’un ancien viaduc qui traverse la ville et qui a entièrement était aménagé pour les promeneurs du dimanche (moyenne d’âge 75 ans). Vous circulez au calme, parmi diverses espèces de plantes, paradis des moineaux, et redécouvrez Paris, vu d’en haut. Mais après quelques kilomètres, ce chemin s’arrête net. Frustrant. Il débouche sur ancienne voie de chemin de fer, celle que l’on appelait la « petite ceinture » et qui contournait la ville avant la construction du périphérique. De grands grillages séparent la Coulée verte de la Petite ceinture, mais c’est trop tentant de voir ce qu’il est interdit de voir. Hop. On escalade les grillages et nous voilà seuls, bien loin des papys et mamies contraint de rebrousser chemin.

En avançant, on découvre les restes d’anciennes gares. Des quais abandonnés, des fleurs magnifiques vestiges des anciens jardins des gares, autrefois si bien entretenus. Nous ne sommes plus dans Paris. Seuls, nous avons de la place, nous voyons à plus de 50m devant nous et le chant des oiseaux nargue les bruits lointains de la ville. Que c’est bon ! On passe aussi sous quelques ponts, squat de SDF, installés visiblement depuis pas mal de temps. Après une bonne demi heure de marche, on escalade à nouveaux un grillage.

La Petite ceinture

Nous voilà près de la porte Dorée. Tout prêt le bois de Vincennes. Mais avant ça, passage obligé à la Foire du trône, souvenir d’enfance de mon ami. Bienvenu à beauf’land ! Rendez-vous de tous les petits lascars de banlieue. Ca sens la barbe à papa, les frites et des dizaines de personnes se trimbalent avec d’énormes peluches, toutes aussi laides les unes que les autres, sur les épaules. « Maintenant je comprends pourquoi mes parents ne voulaient jamais m’y emmener… ». Moi aussi !! Vite, on s’en va !

Après un passage rapide par le bois de Vincennes, on décide de rentrer. Tiens, le bus 325 passe par Gambetta. Parfait ! On fait bien attention à le prendre dans le bon sens et nous voilà sur la route du retour. Enfin… presque. Après 30 minutes de bus, on ne reconnaît toujours rien autour de nous. Nous avons passé Gambetta depuis 4 arrêts… On descend du bus et nous apercevons que nous sommes à Ivry… On fini par trouvé un RER qui nous dépose au métro, qui nous amène à un autre métro qui nous dépose place Gambetta. Au final, une heure de perdue dans les transports… C’est ça aussi Paris !

Brève de métro

« Tous les ans ils nous enlèvent une heure ! Mais c’est jamais pendant les heures de pointe ! »

Propos recueillis dans un train de la ligne 13 du métropolitain parisien. Samedi 29 mars à 21h.

Salon de l’agriculture : parisiens et bovins

Dimanche 2 mars, dernier jours du salon de l’agriculture. Je m’étais promis de ne jamais y mettre les pieds, mais un ami m’a convaincu en me parlant de la partie « saveurs de nos régions ». 15h nous arrivons sur place et bien sagement nous faisons la queue pour acheter nos billets d’entrée (12€ la place…) quand un papy nous interpelle « 12€ les deux places ». On hésite, on discute le prix et surtout la fiabilité de ces places sorties de je ne sais où. Il insiste « je reste à côté tant que vous n’êtes pas rentrés… ». On avait les places en main cherchant à trouver l’arnaque, quant un agent de sécurité du parc expo interrompt notre petite scène de troc. « Monsieur, c’est interdit de vendre des places près des caisses. Vous, vous gardez les places et rentrez gratuitement ». Pas certains d’avoir bien compris, on attend un peu à l’écart pendant que le papy à le droit à quelques remontrances. Puis l’agent de sécurité me fait signe de rentrer. On abandonne le papy escroc et rentrons avec un bonus de 24€ à dépenser en saucisson, gâteau breton et fromage basque !

Nous voilà partie dans l’arène de la gastronomie. Comme dans tous les salons, les exposants sont classés par région. Vite, le Pays basque pour le fromage et la Bretagne pour le gâteau breton ! Au pas de course, bousculés par des mamies d’1,40m. On traverse le stand des Antilles. Costumes traditionnels, zouk et fruits exotiques à volonté, ça sent le soleil, ça fait du bien ! Après des tours et des détours, on arrive enfin aux stands convoités. Résultat : un énorme morceau de saucisses « Jésus » et un de gâteaux breton fourré à la framboise

.Un breton !

Les amis qu’on devait rejoindre ont pris de l’avance, ils sont déjà dans l’espace « saveurs du monde ». Vite, on y va ! Mais avant ça, je tente de retrouver Laurent, un exposant qui vendait des produits du Périgord lors du dernier salon de l’habitat à Brest où je servais à la buvette. Stands du Midi-Pyrénées : rien. Auvergne : Rien. Poitou-charente : Rien. Je renonce, les autres nous attendent. On s’approche de la sortie, quand une odeur de fromage à raclette chaud me passe sous le nez. J’en suis sure, Laurent et ses sandwichs raclette n’est pas loin. Je me tourne vers la gauche et tombe nez à nez avec lui. Vraiment trop petit ce parc expo. On papote quelques instants mais le boulot l’appelle et nos amis nous attendent. Rendez-vous fin mars Place de Clichy.

Le salon ferme à 18h, il faut se presser. En même temps, à Paris « se presser » ne veux pas dire grand chose, ça fait partie intégrante du quotidien. Nous arrivons enfin aux stands « saveurs du monde ». Les glaces italiennes nous font de l’œil. On craque ! Mon choix est fait : une double chocolat – mangue. TROP BON !

Il n’y a finalement pas grand chose dans ce hall. On se dirige vers les animaux. Chevaux, ânes, cochons, vaches… Ils sont tous là, eux aussi classés par région. Harcelés depuis plus d’une semaine par des parisiens ébahis, qui sans scrupule, leur mettent 90 flashs d’appareil photo dans les yeux en moins d’une minute. Les bêtes sont fatiguées et paniquent dès qu’elles voient un appareil photo à moins de deux mètres. Ca m’agace, j’ai envie de leur faire avaler leurs appareils photos. Les parisiens n’ont qu’à s’occuper de leurs pigeons et de leurs rats d’égouts. Après tout, pourquoi eux n’auraient-ils pas le droit de se faire photographier ? Depuis quand un porc est plus gracieux ou photogénique qu’un pigeon ?

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Ecœurée par le comportement des gens, mais aussi par l’odeur que dégagent tous ces bestiaux parqués, je m’en vais.

Il aurait mieux valu que je me contente de la partie gastronomie. C’est vrai, quand on mange du saucisson, on oublie qu’avant il a été un cochon et on ne pense surtout à la façon dont il est devenu un simple bout de viande…

Les gens sans dent

Je dois avoir un truc. Oui, un truc qui attire certaines personnes : celles sans dent.

Il y a quelques jours déjà, un vieil homme, sans dent, m’avait interpellé en bas de mon immeuble alors que j’allais au bureau. « Alors ! Cha va ? » je me retourne vers lui, il est sur le trottoir d’en face, djelaba, babouches et… pas de dent. « Oui, ca va ! » Il me répond en rigolant bouche grande ouverte « Eh ben, c’est bien alors ! » … Je m’en vais prendre mon bus et il reste sur le trottoir. C’est plutôt drôle, dès le matin, ça vous donne le sourire.

Deux jours après, même heure, même chose… Toujours pas de dent… Est-ce qu’il m’a repéré ? Est-ce qu’il sera là tous les matins ? C’est drôle, mais bon, à petite dose. Ca fait maintenant une semaine que je ne l’ai pas vu. Mais ce matin, alors que j’attendais mon bus, une vieille dame, sans dent, vient me voir.

« Il doit y avoir des grèves pour qu’y tant de monde dans les bus »

« Non, il n’y a pas grève, le métro est en panne » (je prend mon bus à la gare routière à côté de la station de métro…).

« Ah, bah, s’il est en panne… J’aurais mieux fait d’aller au Leclerc là-bas en bas. J’aurais été moins loin de chez moi. Mais j’aime bien aller au Monoprix, alors je prend le bus ici. Parce que j’habite (…) » et la vieille dame fini par me donner son adresse, m’expliquer où sa rue se trouve, quelle autre rue elle croise… J’ai bien cru qu’elle allait me donner le code d’entrée de son immeuble ou même me laisser ses clefs… Mais non. D’un coup, elle se redressa, ou du moins, elle essaya, et lanca « ah, bas, y’a un autre 54, j’vais aller au Leclerc ! » et elle s’en va en trottinant, sa jupe plissée mi-longueur laissant apparaître des chaussettes en laine, terriblement sexy, montées jusqu’en haut des mollets.

Personne ne me parle d’habitude dans la rue. En fait personne ne parle à personne. Sauf les gens sans dent. C’est peut-être pour ça d’ailleurs qu’ils n’ont plus de dent…

La crise du logement touche aussi les medecins

Tout le monde a entendu parlé de la crise du logement? Vous savez, les gens qui dorment dans la rue ou à 7 dans 20m2, parce qu’en travaillant à temps plein, ils ne gagnent pas assez pour se payer un logement… Et bien, à Paris, ce phénomène touche aussi les médecins !

Je suis allée chez le médecin ce soir, rien de grave, juste une angine… Et à ma grande stupeur, je me suis retrouvée, non pas dans un cabinet de médecin, vous savez les grands beaux bureaux avec des plantes vertes et des tableaux tous aussi laids les uns que les autres, mais dans un placard à balais. Une planche en bois posée sur des tréteaux, un siège tout décousu laissant la mousse apparaître, des dossiers partout sur le sol car il n’y a plus de place sur les étagères et plus d’espace pour en mettre d’autres, et collé tant bien que mal contre le mur, le lit (un peu fatigué) sur lequel le médecin vous ausculte. Bref, un cabinet de médecin qui ressemble à tout sauf à un cabinet de médecin. La troisième dimension. Ah oui ! J’ai oublié de parler du paquet de gâteaux au chocolat posé sur le bureau. “Evitez de grignoter entre les repas”.Je pense que le cendrier devait quant à lui être planqué sous le bureau…

Le médecin, ou plutôt la médecin, faisait figure d’éternelle étudiante, grande queue de cheval blonde, lunettes et col roulé. Vous vous souvenez d’Annette dans Premier baisé (la série débile de TF1 que toute les nanas de mon âge ont regardée) et bien c’était elle ! Ou sa soeur, sa cousine… Il y avait un étage entre l’accueil et son bureau, soit environ 14 marches, et j’ai vraiment cru qu’elle allait s’écrouler une fois en haut. La classe pour un médecin ! C’est pour cette raison que je pense qu’il y avait un cendrier planqué quelque part.

Et pour finir, “ça fera 29,80€ s’il vous plaît madame”. Euh, “mademoiselle!!” et logiquement, un médecin généraliste, il n’est pas censé prendre 22€ ?

A ce prix là, il pourrait au moins poser des rideaux histoire que le vieux de l’immeuble d’en face en nous voient pas en sous-tif…

Un dimanche à Paris

Dimanche. Midi. Le soleil brille. Colocs pas là. Une douche, un p’tit déj’ et me voilà partie !

Cette journée était, après une phase d’intégration assez particulière, ma première « vrai journée » seule à Paris. Ayant laissé mon appareil photo au placard pendant plusieurs semaines, pour ne pas dire mois, c’est avec grand bonheur que je l’ai emmené avec moi sur l’une des butes les plus célèbres du monde : Montmartre.

Métro ligne 13 jusqu’à place de Clichy, puis changement. Prendre la 2 direction Nation et descendre à « Barbès Rochechouart ». Je tente une première excursion dans le quartier et me retrouve Gare du nord… Pour une ballade découverte, il y a mieux… Je reprend donc le métro et m’arrête une station plus loin, dans un coin déjà exploré en nocturne la veille : Château-rouge. Il y a du monde partout sur le Boulevard Magenta. A Paris, les gens ne s’arrêtent jamais. Les 3/4 des magasins sont ouverts 7 jours sur 7 et les clients y vont 7 jours sur 7… Une petite rue calme sur ma gauche me fait de l’œil.

Je m’y glisse et y découvre un curieux mélange d’architecture. Certains immeubles semblent dater du début du XIX ème tandis que d’autres, fraîchement rénovés, rappelle plutôt les hôtels trois étoiles de la Côte d’Azur. Au fond de la rue, un mur de végétation… C’est bien ça. Je suis au pied de la butte Montmartre. A ma droite, un grand escalier m’invite à gravir ses nombreuses marches.

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Tout en haut, la majestueuse église du Sacré Cœur observe Paris. Sur ces marches ensoleillées, la foule reprend doucement, guidée par quatre musiciens sobrement installés, un des plus grands tubes des Eagles : Hotel California.

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Plus loin, une vielle dame observe avec des yeux d’enfant un automate tout de blanc vêtu.

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Je n’ai parcouru que quelques centaines de mètres entre le Boulevard Magenta et le haut de la butte et je ne me croirai pourtant pas dans la même ville. C’est donc ça Paris ?

Je tente de me faufiler entre les branches des quelques arbres afin d’immortaliser la ville sous ce soleil d’hivers et… son nuage de pollution. Je fais le tour de la butte puis retourne dans les rues avoisinantes. J’atteints la Place du Tertre et ses peintres. Je descend et passe devant les vignes de Montmartre. En face de moi, un guide touristique. Je tends l’oreille. Ces vignes ne sont pas celles d’origine qui pendant bien longtemps recouvraient la majeure partie de la butte, mais une reconstitution datant de 1932. Déception. Mais elles sont belles quand même.

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Juste à côté le Lapin agile, un des plus anciens et plus célèbre restaurants de Paris. Un des rare à perpétuer la tradition des chansonniers. Je continue ma descente, rejoint un boulevard qui mène place de Clichy.

Métro, ligne 13, Gabriel Péri – Asnières- Genevilliers – Terminus. Je rentre chez moi.

Métro Ligne 13


A Propos

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