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Monsieur « Moi je… »

 

Ce w-e c’était direction la Bretagne Sud, et plus précisément, la presqu’île de Local-Mendon située entre Vannes et Lorient. Comme d’habitude, le trajet depuis La Rochelle s’est fait en train. Ce moyen est, certes très pratique et relativement économique étant donné le prix du gasoil à la pompe, mais il implique aussi le fait que vous devez passer une à cinq heures assis à côté d’un ou d’une étranger(e). Pour le retour, l’étranger assis à côté de moi s’appelait Monsieur « Moi je… ».

A priori, charmant métisse d’à peu près mon age, cet étranger semblait pouvoir égayer ma dernière heure de trajet. Pas contrariant, il me laisse le côté fenêtre alors qu’il était censé en bénéficier. On commence par s ‘échanger des banalités du type « vous allez jusqu’où ? », « Vous faites souvent ce trajet ? »… Et puis, Monsieur « Moi je… », n’a plus posé de question et n’a fait que parler. Si, je vous assure. Il restait donc 54 minutes de trajet et il n’a fait que parler. Si encore il m’avait raconté des choses passionnantes, parlé de ses voyages à l’autre bout du monde, de l’association humanitaire dans laquelle il travaille… Ok ! Mais, là, il m’a détaillé en long en large et en travers le contenu de sa formation de sous-officier qu’il suivait à Saint Maixent (trou du cul du 17), ces horaires, son salaire, comment il le dépensait… En bref, des trucs dont je me fichais royalement. Le meilleur moment (environ 25 minutes) a tout de même était celui où m’a expliqué, toujours très en détails, comment se déroulent leurs entraînements au combat. La construction des planques, la façon dont ils creusent des rigoles et étalent les cailloux lorsqu’il pleut, comment sont disposées les tentes… Tout, il m’a tout dit. A un moment donné, j’ai même cru qu’il allait se mettre à plat ventre au milieu de wagon pour me montrer quelle était la position de combat idéale, après avoir hurlé «AAALEEEERTEEE ! EN POSITION !!!! ». La moitié du wagon s’est retourné vers nous, mais visiblement, cela ne l’a pas gêné. Il a continué… Rien ne l’arrêtait. J’avais beau bailler, regarder dans le vide, ne rien répondre à ses pseudo blagues à deux balles. Rien n’y faisait. Il continuait.

Mais pauvre con ! T’as pas compris que j’aime pas l’armée et qu’en plus de ça, tu viens de me dire que tu es payé plus que moi en étant en plus nourrit et logé, tout ça pour apprendre à jouer à la guerre. Imbécile ! T’as bien trouvé ta voix. Reste militaire !

Fever Party

Euh… non… Je ne prépare pas le prochain tube de Pricillia, je suis juste sortie en boîte à La Rochelle. Et quelle boîte ! Le Fever… Un mardi soir…

Mardi, après un repas d’équipe de travail – pas bon, mais relativement alcoolisé – un noyau d’une dizaine de personnes, dont moi même, décidons de bouger dans un des bars sympas du port de plaisance où nous étions. Nous optons pour le « Bout du monde ». Non, pas celui de Brest avec les moules frites et les grandes tablées de voileux, mais un p’tit bar aux couleurs et son reggae. Au sol, une moquette de sable. Agréable. On enlève nos chaussures. Cadre plutôt sympa et carte aussi. Après le vin qui pique du repas, un p’tit planteur ferait le plus grand bien. Qu’est ce qu’on attend ? Après des verres (je ne peux pas dire combien), on se rend compte qu’il y a juste à côté une boîte de nuit. A l’entrée, une marmule à l’air gentiment bête et une affichette qui n’a pas échappée aux yeux de ceux et celles qui me chambrent depuis deux semaines avec ma nouvelle couleur de cheveux : « Jeudi, les blondes passent la secondes ». Ca donne envie… Non ? Nous n’avons pu résister à cet appel des blondes. Oui, c’était mardi, mais parfois, le rhum vous brouille vos repère chronologiques… Derrière la porte d’entrée, un grand escalier glauque, entrée gratuite (ça valait mieux !) et au bar, deux parfaites blondasses, poufiasses aux seins siliconés… Sur la piste une pauvre nana qui avait sans doute hésité entre l’intégrale de « Dr Queen, femme médecin », « Briget Jones » et une bonne cuite au Fever – vous connaissez son choix – et puis nous, troupeau de gueules saoules déchaînées avec pour seul objectif se défouler – si possible – en se mettant la tête à l’envers.

Et c’est parti sur la piste ! Zouk, calypso, reggae, danse orientale, le tout, sponsorisé par Fun radio et M6… Hum ! Que du bon ! Quelques minutes après notre entrée, alors que nous suions tous déjà à grosses goûtes – c’est le rhum…- la musique s’arrêta nette et laissa place à une voix de chouette hulotte enrouée tentant péniblement de chanter un des tubes planétaires de la plus grandes artistes québécoise qu’il soit : Céline Dion messieurs dames ! Alors là… quoi faire ? Partir en courant ? Non, trop facile ! Faire comme si de rien n’était ? Non, pas possible, trop drôle ! Et bien… faire comme elle !! Nous avons donc passé le reste de la soirée à chanter du Dalida « Paroles paroles », La Compagnie Créole « Au bal masqué » et même Johnny « Allumez le feu »… Si, si je vous assure, on l’a fait !! Ca faisait très longtemps que je n’avais pas rit autant, surtout à La Rochelle. Imaginez, les stagiaires, les saisonniers, dont moi, la commerciale, mère de famille de 38 ans, le responsable de la programmation, parisien « type » de 30 ans, l’administratrice de 55 ans (la plus déchaînée)… Tous ivres un mardi soir au Fever. Que du bonheur ! Le tout pour la modique somme de… Rien, c’est les Francos qui paient ! On devrait saouler l’administratrice plus souvent !

Je sais, cette histoire peut laisser sans voix, surtout pour ceux et celles à qui j’ai parlé de l’ambiance de boulot plus que tendue dans laquelle je bosse depuis trois mois. Mais je vous assure, c’est vrai. La preuve en photo !!

 

Alluuuumeeeeez le feeeeeeuuuuu !!!!

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paroles...paroles...

Feever Paaaartyyyyy

Un chauve dans la cage à blonde...

Une blonde et un chauve... mais pas dans la cage !

 

Deux yeux, une bouche, des mains et … des « ouins »

Comme je l’ai déjà dis et redis, il ne se passe pas grand-chose à La Rochelle, par contre, en Normandie et plus particulièrement dans le village de Bouteville, ça bouge !

Et oui, j’ai le grand plaisir de vous annoncer la naissance d’un bébé très attendu. Il aurait pu s’appeler Désiré, mais ses parents (ma sœur aînée, Katy, et son mari, Didier) se la sont joué soft et l’on nommé Gaspard.

Un p’tit mec de 47,5 cm pour 2,930 kg, en bonne santé, né le 19 juin 2008. Retenez bien cette date !

Bienvenue à toi petit homme !

Toujours vivante

Certains d’entre vous ont sans doute cru que j’avais été kidnappée, que je m’étais exilée à l’autre bout de la planète, loin de toute forme de civilisation, ou encore que j’étais tombée amoureuse d’un bûcheron québécois avec qui je serais partie élever des caribous au fin fond d’une forêt enneigée. Il n’en est rien. Je vais bien, je vis toujours en France et mon amoureux est toujours le même parisien.

En vérité, si je n’écris plus, c’est tout simplement car j’habite à La Rochelle. Oui, quand on ne connaît pas cette ville, qu’on y a simplement passé un w-e ou une semaine, ça peut donner envie. En revanche, lorsque l’on y vit, cette bourgade de 60 000 habitants perd tout son côté « exotique ». La Rochelle est une ville bourgeoise à souhait où mamies à caniches côtoient touristes friqués et beauf’ en 4×4. Que raconter sur cette ville si ce n’est que les glaces de chez Ernest sont bonnes, que celles de Saint Martin en Ré sont encore meilleures et qu’il ne faut pas se baigner à marée basse, sinon on ressort pieds et chevilles couverts de vase.

 

Voilà, je vous ai présenté la ville où je vis depuis plus de 2 mois et 1/2 maintenant. Plus que 29 jours à tenir !!

Passage à Paris

Après deux semaines passées à La Rochelle dans mes 19m2 et une escale au Printemps de Bourges, je remonte enfin à Paris. La dernière fois que j’y suis allée, je me suis initiée aux joies du vélib’, ces fameux vélos mis à disposition par la ville pour la modique somme de 1€ la demi heure, renouvelable pendant 24h, à condition de reposer le vélo toutes les 30 minutes… Partie en début d’après-midi en petite tenue de printemps, j’avais fini la journée sous la grêle, trempée jusqu’aux os. Le lendemain matin, j’avais repris le train… sous la neige. Cette fois-ci, le temps était de saison (13°C max, on est à Paris, il ne faut tout de même pas abuser !!). On décide donc de prendre l’air. Au départ de Bastille, on rattrape la « Coulée verte ». Oui, je sais, le nom ne donne pas vraiment envie… D’ailleurs il me semble qu’aujourd’hui ce chemin s’appelle la « Promenade plantée ». C’est tout de suite plus vendeur. Il s’agit en fait d’un ancien viaduc qui traverse la ville et qui a entièrement était aménagé pour les promeneurs du dimanche (moyenne d’âge 75 ans). Vous circulez au calme, parmi diverses espèces de plantes, paradis des moineaux, et redécouvrez Paris, vu d’en haut. Mais après quelques kilomètres, ce chemin s’arrête net. Frustrant. Il débouche sur ancienne voie de chemin de fer, celle que l’on appelait la « petite ceinture » et qui contournait la ville avant la construction du périphérique. De grands grillages séparent la Coulée verte de la Petite ceinture, mais c’est trop tentant de voir ce qu’il est interdit de voir. Hop. On escalade les grillages et nous voilà seuls, bien loin des papys et mamies contraint de rebrousser chemin.

En avançant, on découvre les restes d’anciennes gares. Des quais abandonnés, des fleurs magnifiques vestiges des anciens jardins des gares, autrefois si bien entretenus. Nous ne sommes plus dans Paris. Seuls, nous avons de la place, nous voyons à plus de 50m devant nous et le chant des oiseaux nargue les bruits lointains de la ville. Que c’est bon ! On passe aussi sous quelques ponts, squat de SDF, installés visiblement depuis pas mal de temps. Après une bonne demi heure de marche, on escalade à nouveaux un grillage.

La Petite ceinture

Nous voilà près de la porte Dorée. Tout prêt le bois de Vincennes. Mais avant ça, passage obligé à la Foire du trône, souvenir d’enfance de mon ami. Bienvenu à beauf’land ! Rendez-vous de tous les petits lascars de banlieue. Ca sens la barbe à papa, les frites et des dizaines de personnes se trimbalent avec d’énormes peluches, toutes aussi laides les unes que les autres, sur les épaules. « Maintenant je comprends pourquoi mes parents ne voulaient jamais m’y emmener… ». Moi aussi !! Vite, on s’en va !

Après un passage rapide par le bois de Vincennes, on décide de rentrer. Tiens, le bus 325 passe par Gambetta. Parfait ! On fait bien attention à le prendre dans le bon sens et nous voilà sur la route du retour. Enfin… presque. Après 30 minutes de bus, on ne reconnaît toujours rien autour de nous. Nous avons passé Gambetta depuis 4 arrêts… On descend du bus et nous apercevons que nous sommes à Ivry… On fini par trouvé un RER qui nous dépose au métro, qui nous amène à un autre métro qui nous dépose place Gambetta. Au final, une heure de perdue dans les transports… C’est ça aussi Paris !

La Rochelle, ville du bord de Terre

La Rochelle, ancienne ville protestante fortifiée, est aujourd’hui la préfecture de la Charente maritime… Passionnant ! Murs blancs, rues pavées, joli port plein de gros bateaux qui puent le fric et pour la forme trois clodos allemands installés dans la ville après la signature de l’arrêté municipal contre la mendicité (« des pauvres d’accord, mais pas chez moi ») signé par l’ancien maire PS (bravo le socialo !).

La Rochelle est implantée sur la façade atlantique et vie au rythmes des marées. Cependant, une chose, non, plusieurs choses me choquent dans cette ville (outre le fait qu’il n’y a pas, ou peu, de SDF).
La première est qu’il n’y a ni mouette, ni goéland, ni n’importe quel autre oiseau de mer… Quand vous mangez sur le port, les pieds au dessus de l’eau, ce ne sont pas les mouettes qui viennent piailler à côté de vous, mais de jolis cols verts ainsi que… des pigeons… Incompréhension. Auraient-ils également signé un arrêté municipal contre les oiseaux de mer ?
La deuxième est que cette ville implantée en bord de mer ne sens pas la mer. Aucune odeur de sel, d’algues ou de vase ne parvient à vos narines. Pas de goéland, pas d’odeur de mer, pas de marin, pas de pêcheur… La Rochelle est une ville du bord de terre.

 

Il s’agit là du deuxième article que j’écris sur cette ville et je ne vous propose qu’un triste et sombre tableau. Rassurez-vous, il y a quand même quelques trucs sympas à La Rochelle : les trains, qui en trois heures vous emmènent à Paris, une bonne pizzeria et un coin terrible, situé près du Gabut. On peut y trouver cela :

Visage d'un homme

Visage d'un homme 2

Un autre monde

Y’a pô qu’les ch’tis, y’a Brest

J’ouvre ma boîte mail et vois que j’ai reçu un message d’un copain de DUT ; objet : « Brest même ». Tiens, il a quitté Lille. Il est de retour au pays des goélands ? Et bien non – Je tiens juste à préciser que cet ami n’est pas brestois. Il vient de Guimillau, au Nord Finistère, là-bas on y trouve des bien pire… – Lisez la suite, vous comprendrez.

 

BREST

 

Climat
Le Gulf Stream passant pas très loin, Brest bénéficie d’un climat océanique : la pluie n’y est jamais froide! (ou pas). Comme on le dit bien aujourd’hui faussée par le dérèglement climatique…

Habitants
Appelés les Brestois. Le Brestois habite ‘Brest, Brest même’, afin de bien marquer la différence avec les habitants des banlieues alentours. Le Brestois est un piéton. Enfin, surtout sur le chemin du retour, quand son état d’ébriété l’empêche de conduire (du moins légalement). En effet, le policier Brestois est averti, et comme dit le dicton ‘Un policier averti boit comme deux’ ! Le Brestois préfère donc rentrer à pied plutôt que de se taper la honte en se faisant arrêter par plus bourré que lui ! Le Brestois souffre également de problèmes intestinaux, à l’origine du célèbre ‘Tonnerre de Brest’.


Le ‘Pas Toa’ Brestois
Comme le ch’ti le brestois a une langue étrange, dérivée du Français, du Breton et de l’accent typiquement brestois et en ajoutant toujours ‘tain’ et ‘quoâ’ en début et fin de phrases. En voici Quelques mots, expressions et (ou) phrases:

> Incapap’ improbap’ innaceptap’ lavap’ impecap’ nettoyap’ baisap’
> imbaisap’ buvap’ imbuvap’
> boitalett’
> C’est neûl
> On va en vêl’
> Allez au mail
> Tenir la marée
> Ra na bat’
> Gast, çuiçi fait du freuz au moins
> ça part à la dreuze, en distribil quoâ
> Tain, çuici a tourné drol’ ou quoi ?
> Ous que tu vas ? Ous que c’est ?
> On taille au bistrot s’boire une mouss’
> L’Stat’ a encore pris cher c’soir
> Comment qu’c'est ? Correc’
> C’ui ci l’est encore raisin (rait’), l’a mis dans son tarain
> J’irai au Champ Bothorel (le cim’tière de Lambé quôa)
> Tain qu’est ce y fou dans nez sui ci
> Hey t’as avale ta lank miyon
> L’aut fôa j’passais a côté de supporters Guingampois j’y ai mis ma
> Y’a trop de reuz dans ma carrée, faut qu’j'mette des trucs à la
> jaille
> Tain t’es vraiment un sacré glandouren !
> Suisi e pas bien avec sa tet’, mets un coup don !
> y’a moy ou quoâ ?
> Cuiçi est parti pour rentrer à quat’ pat’, l’a mis dans l’nez com’
> pas deux
> T’as moy’ d’em dépan’ quéques copecks pour un dems ?
> Un sky coc siouplait, mais sans coc
> Mate c’te P.A.N là haut !
> J’commence à êt’ bien là, c’soir on s’met un rince (ou race) à
> block
> Trirer du gwerz

Sport. Brest héberge le grandissime Stade Brestois 29 dans sa mythique et ultra moderne enceinte de Francis Leblé. Cependant, depuis la montée en Ligue 2, la buvette ne délivre plus que de la bière sans alcool! Les joueurs mettent donc tout en œuvre depuis pour retourner en Nationale et restaurer ce haut lieu de la culture brestoise. Le Brestois boit tout les week-ends, quitte à ce que cela dure jusqu’au week-end suivant, il aime bien faire la fête!

Niveau musical, les Brestois sont fans de chants marins et de bagadou, cela étant dit le Brestois a cette particularité de déguster cul sec sa bière en telles circonstances, histoire de tanguer un peu et de mieux comprendre les paroles…

Personnages célèbres
Olivier de Kersauson : Bien que sa carrière militaire se soit limitée à son service, il est surnommé l’Amiral. Probablement du fait qu’il n’est jamais le dernier lorsqu’il s’agit de vider quelques canons! · Yvan Le Bolloch : A bien mal tourné depuis qu’il est monté à Paris. Il se fait désormais appeler Jean-Claude Convenant et s’est mis au café! · Gonzalo Higuaín : Fils d’un footballeur argentin du mythique Stade Brestois 29, Gonzalo est retourné en Argentine peu après sa naissance. Alors qu’il aurait pu suivre la trace de son père, il se trouve ainsi contraint de jouer dans d’obscurs clubs tels que le Real Madrid.

La Rochelle : Ville de glands, poils aux dents

Et bien voilà ! Je suis installée à La Rochelle. Pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi, une guéguerre de pouvoir entre deux de mes supérieurs m’a amené à quitter Paris pour La Rochelle, cœur des Francos. Le tout (recherche de logement, déménagement, emménagement…) s’est fait en deux semaines. J’ai eu beau déménager environ dix fois en 4 ans… Celle là, on ne me l’avait jamais faite !

Bref… Me voilà de retour sur la côte atlantique. Il fait, beau, bon et La Rochelle « belle et rebelle » (c’est le slogan des rochelais, faut pas leur en vouloir…), est vraiment une très jolie ville.

Je squate un studio de 19.16 m2, situé à 500m de mon taf, dans une résidence étudiante. Si je n’ai plus le droit aux joies des transports en commun, je retrouve celles de la vie étudiante et plus particulièrement celles des voisins étudiants. En effet, si hier soir je demandais encore si j’avais ou non des voisins, j’ai pu obtenir une réponse très claire ce matin lorsque je me suis réveillée à 7h15 (je commence à 10h…) avec la douce musique de Black Eyed Peas résonnant à travers ma cloison. Si habituellement j’adore cette chanson (la reprise de la B.O. de Pulp Fiction), ce matin, je n’ai que moyennement apprécié cette mélodie. Après 10 minutes passées à tenter de me rendormir pendant que mon voisin, lui, augmentait le son en fonction de ses phases de réveil, j’ai fini par me lever pour, comme une mégère, taper sur le mur. N’ayant pas de balais, j’y suis allée à mains nues. Pas de bol, ce n’était pas du placo, mais du béton. Résultat : le béton ça fait mal et en plus ça ne fait pas de bruit quand on tape dessus ! La main éclatée, je cherche mes boules quies au fond de mon sac et retourne me coucher.

Je dois également préciser que hier soir, n’ayant rien à faire, aucun endroit ou sortir et surtout personne à qui parler (Eh !! Les colocs !! Vous êtes où ? M’ennuie moi !), j’ai passée ma soirée à regarder Tarzan sur mon ordi. Folle soirée, folle nuit… Réveil…

AHAHAHAHAHAH ! Qui est l’abruti qui a dit qu’on était « plus tranquille en province » ? Evidemment on est plus tranquille, il n’y a rien à faire !! Mais faut pas oublier qu’il y a des cons partout, la preuve, j’en ai un juste à côté de chez moi !

Brève de métro

« Tous les ans ils nous enlèvent une heure ! Mais c’est jamais pendant les heures de pointe ! »

Propos recueillis dans un train de la ligne 13 du métropolitain parisien. Samedi 29 mars à 21h.

Le Paris – Brest

Si le « Paris-Brest » évoque à certains d’entre vous un bon gros gâteau crémeux ou encore, une course cycliste, pour moi, cela représente cinq heures passées dans un train à côté de gens souvent, pas très « fun ».

Une fois de plus, je rentre à Brest en train ce w-e. A côté de moi, un couple avec deux charmants bambins âgés d’un à deux ans et demi environ. Si la petite se tiens plutôt tranquille, le garçon est tout simplement insupportable. Il cri, non, pardon, il HURLE. Il tape des pieds. Tape, même son père qui tente de le faire tenir sur le siège. Finalement, l’un des parents à la bonne idée de lui donner une canette de coca vide (ou presque). Assit derrière moi, il cogne sa canette sur le dossier de mon siège, m’envoyant des gouttes de coca dans les cheveux, toutes les 20 secondes. Je reste calme. Il arrête au bout d’une bonne demi heure. Je pourrais presque me faire des locks tellement que mes cheveux collent. Après une heure de répit (c’était l’heure de la sieste), la petite se réveille. Joyeusement, elle regarde sa mère et tout en tapant sur sa couche émet un « caca » clairement prononcé. Pas de doute sa couche est pleine et ce n’est pas l’odeur qui se diffuse dans wagon qui peut laisser penser le contraire. Quand on est logique ou tout simplement bien élevé, on change son mouflet dans l’espace nurserie prévu à cet effet. Mais quand on est un beauf’, on change la couche pleine de merde de son môme directement sur la banquette. Pourquoi se déplacer ? Bien évidemment, la banquette en question est juste à ma droite et je suis aux premières loges pour ce spectacle olfactif. La scène est d’ailleurs tellement intense, que je sens mon fondant au chocolat, ingurgité 20 minutes avant, remonté lentement le chemin en sens inverse. Il est prêt à sortir. Je prend les devants et quitte le wagon.

La prochaine fois que l’on me parle d’un Paris Brest, je foncerai non pas à la SNCF, mais dans la première pâtisserie que je trouverai.

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