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P’tite vidéo pour rire…

Il ne s’agit ni de salon de l’agriculture, ni de pigeons et encore moins de goélands, c’est juste très drôle. A vous de juger :

http://www.dailymotion.com/featured/video/x4k1sc_la-vie-des-animaux-selon-les-hommes_fun

(Pour revenir dans le blog après visionnage, il suffit de faire « page précédente » = flèche verte en haut à gauche de l’écran) les personnes concernées par cette parenthèse se reconnaîtront

Salon de l’agriculture : parisiens et bovins

Dimanche 2 mars, dernier jours du salon de l’agriculture. Je m’étais promis de ne jamais y mettre les pieds, mais un ami m’a convaincu en me parlant de la partie « saveurs de nos régions ». 15h nous arrivons sur place et bien sagement nous faisons la queue pour acheter nos billets d’entrée (12€ la place…) quand un papy nous interpelle « 12€ les deux places ». On hésite, on discute le prix et surtout la fiabilité de ces places sorties de je ne sais où. Il insiste « je reste à côté tant que vous n’êtes pas rentrés… ». On avait les places en main cherchant à trouver l’arnaque, quant un agent de sécurité du parc expo interrompt notre petite scène de troc. « Monsieur, c’est interdit de vendre des places près des caisses. Vous, vous gardez les places et rentrez gratuitement ». Pas certains d’avoir bien compris, on attend un peu à l’écart pendant que le papy à le droit à quelques remontrances. Puis l’agent de sécurité me fait signe de rentrer. On abandonne le papy escroc et rentrons avec un bonus de 24€ à dépenser en saucisson, gâteau breton et fromage basque !

Nous voilà partie dans l’arène de la gastronomie. Comme dans tous les salons, les exposants sont classés par région. Vite, le Pays basque pour le fromage et la Bretagne pour le gâteau breton ! Au pas de course, bousculés par des mamies d’1,40m. On traverse le stand des Antilles. Costumes traditionnels, zouk et fruits exotiques à volonté, ça sent le soleil, ça fait du bien ! Après des tours et des détours, on arrive enfin aux stands convoités. Résultat : un énorme morceau de saucisses « Jésus » et un de gâteaux breton fourré à la framboise

.Un breton !

Les amis qu’on devait rejoindre ont pris de l’avance, ils sont déjà dans l’espace « saveurs du monde ». Vite, on y va ! Mais avant ça, je tente de retrouver Laurent, un exposant qui vendait des produits du Périgord lors du dernier salon de l’habitat à Brest où je servais à la buvette. Stands du Midi-Pyrénées : rien. Auvergne : Rien. Poitou-charente : Rien. Je renonce, les autres nous attendent. On s’approche de la sortie, quand une odeur de fromage à raclette chaud me passe sous le nez. J’en suis sure, Laurent et ses sandwichs raclette n’est pas loin. Je me tourne vers la gauche et tombe nez à nez avec lui. Vraiment trop petit ce parc expo. On papote quelques instants mais le boulot l’appelle et nos amis nous attendent. Rendez-vous fin mars Place de Clichy.

Le salon ferme à 18h, il faut se presser. En même temps, à Paris « se presser » ne veux pas dire grand chose, ça fait partie intégrante du quotidien. Nous arrivons enfin aux stands « saveurs du monde ». Les glaces italiennes nous font de l’œil. On craque ! Mon choix est fait : une double chocolat – mangue. TROP BON !

Il n’y a finalement pas grand chose dans ce hall. On se dirige vers les animaux. Chevaux, ânes, cochons, vaches… Ils sont tous là, eux aussi classés par région. Harcelés depuis plus d’une semaine par des parisiens ébahis, qui sans scrupule, leur mettent 90 flashs d’appareil photo dans les yeux en moins d’une minute. Les bêtes sont fatiguées et paniquent dès qu’elles voient un appareil photo à moins de deux mètres. Ca m’agace, j’ai envie de leur faire avaler leurs appareils photos. Les parisiens n’ont qu’à s’occuper de leurs pigeons et de leurs rats d’égouts. Après tout, pourquoi eux n’auraient-ils pas le droit de se faire photographier ? Depuis quand un porc est plus gracieux ou photogénique qu’un pigeon ?

famillecochon.jpg

 

Ecœurée par le comportement des gens, mais aussi par l’odeur que dégagent tous ces bestiaux parqués, je m’en vais.

Il aurait mieux valu que je me contente de la partie gastronomie. C’est vrai, quand on mange du saucisson, on oublie qu’avant il a été un cochon et on ne pense surtout à la façon dont il est devenu un simple bout de viande…

Les gens sans dent

Je dois avoir un truc. Oui, un truc qui attire certaines personnes : celles sans dent.

Il y a quelques jours déjà, un vieil homme, sans dent, m’avait interpellé en bas de mon immeuble alors que j’allais au bureau. « Alors ! Cha va ? » je me retourne vers lui, il est sur le trottoir d’en face, djelaba, babouches et… pas de dent. « Oui, ca va ! » Il me répond en rigolant bouche grande ouverte « Eh ben, c’est bien alors ! » … Je m’en vais prendre mon bus et il reste sur le trottoir. C’est plutôt drôle, dès le matin, ça vous donne le sourire.

Deux jours après, même heure, même chose… Toujours pas de dent… Est-ce qu’il m’a repéré ? Est-ce qu’il sera là tous les matins ? C’est drôle, mais bon, à petite dose. Ca fait maintenant une semaine que je ne l’ai pas vu. Mais ce matin, alors que j’attendais mon bus, une vieille dame, sans dent, vient me voir.

« Il doit y avoir des grèves pour qu’y tant de monde dans les bus »

« Non, il n’y a pas grève, le métro est en panne » (je prend mon bus à la gare routière à côté de la station de métro…).

« Ah, bah, s’il est en panne… J’aurais mieux fait d’aller au Leclerc là-bas en bas. J’aurais été moins loin de chez moi. Mais j’aime bien aller au Monoprix, alors je prend le bus ici. Parce que j’habite (…) » et la vieille dame fini par me donner son adresse, m’expliquer où sa rue se trouve, quelle autre rue elle croise… J’ai bien cru qu’elle allait me donner le code d’entrée de son immeuble ou même me laisser ses clefs… Mais non. D’un coup, elle se redressa, ou du moins, elle essaya, et lanca « ah, bas, y’a un autre 54, j’vais aller au Leclerc ! » et elle s’en va en trottinant, sa jupe plissée mi-longueur laissant apparaître des chaussettes en laine, terriblement sexy, montées jusqu’en haut des mollets.

Personne ne me parle d’habitude dans la rue. En fait personne ne parle à personne. Sauf les gens sans dent. C’est peut-être pour ça d’ailleurs qu’ils n’ont plus de dent…

La crise du logement touche aussi les medecins

Tout le monde a entendu parlé de la crise du logement? Vous savez, les gens qui dorment dans la rue ou à 7 dans 20m2, parce qu’en travaillant à temps plein, ils ne gagnent pas assez pour se payer un logement… Et bien, à Paris, ce phénomène touche aussi les médecins !

Je suis allée chez le médecin ce soir, rien de grave, juste une angine… Et à ma grande stupeur, je me suis retrouvée, non pas dans un cabinet de médecin, vous savez les grands beaux bureaux avec des plantes vertes et des tableaux tous aussi laids les uns que les autres, mais dans un placard à balais. Une planche en bois posée sur des tréteaux, un siège tout décousu laissant la mousse apparaître, des dossiers partout sur le sol car il n’y a plus de place sur les étagères et plus d’espace pour en mettre d’autres, et collé tant bien que mal contre le mur, le lit (un peu fatigué) sur lequel le médecin vous ausculte. Bref, un cabinet de médecin qui ressemble à tout sauf à un cabinet de médecin. La troisième dimension. Ah oui ! J’ai oublié de parler du paquet de gâteaux au chocolat posé sur le bureau. “Evitez de grignoter entre les repas”.Je pense que le cendrier devait quant à lui être planqué sous le bureau…

Le médecin, ou plutôt la médecin, faisait figure d’éternelle étudiante, grande queue de cheval blonde, lunettes et col roulé. Vous vous souvenez d’Annette dans Premier baisé (la série débile de TF1 que toute les nanas de mon âge ont regardée) et bien c’était elle ! Ou sa soeur, sa cousine… Il y avait un étage entre l’accueil et son bureau, soit environ 14 marches, et j’ai vraiment cru qu’elle allait s’écrouler une fois en haut. La classe pour un médecin ! C’est pour cette raison que je pense qu’il y avait un cendrier planqué quelque part.

Et pour finir, “ça fera 29,80€ s’il vous plaît madame”. Euh, “mademoiselle!!” et logiquement, un médecin généraliste, il n’est pas censé prendre 22€ ?

A ce prix là, il pourrait au moins poser des rideaux histoire que le vieux de l’immeuble d’en face en nous voient pas en sous-tif…

Retour aux sources

Après 4 semaines d’immersion totale dans la vie urbaine, me voilà de retour en Bretagne. Ma Bretagne. La campagne, le calme, la mer… les goélands. Départ de Montparnasse à 21h05, arrivée Brest à 1h26… Et oui, « TGV » ne veux pas dire la même chose d’une région à l’autre. Au réveil, il fait beau. La mer est calme. La Belle Poule est amarrée dans le port militaire, au pied du château. La journée s’annonce plutôt agréable.

L’après-midi je m’en vais à Concarneau, dans le sud Finistère, passer une journée avec mon idole. Cette personne a 80 ans et si un jours j’atteins cet âge, je voudrais être comme elle. Sage, intelligente, cultivée. Cette personne n’est autre que mon grand-père maternel. Je pourrais l’écouter des heures durant me parler de ses histoires de marins, de pêche, d’Afrique, d’Irlande… Dès qu’il parle je redeviens la petite fille qui, les yeux ronds, fait signe à son grand-père de ne surtout pas s’arrêter. J’ai l’impression de voyager et ça me fait plaisir de le voir se replonger dans ses bons souvenirs.

Qui dit une après-midi chez papy, dit histoires de marins, mais aussi goûter ! Hummm !! Les crêpes de Tregunc. Rien à voir avec les trucs immondes qui se vendent à Paris entre des kebabs et des burgers. Celles-ci sont douces, ni trop grasses, ni trop sucrées, juste bonnes. L’après-midi s’achève par une ballade au Cabellou. Un petit coin de paradis, au bord de la mer, en face de la Ville close de Concarneau. Il fait beau. Au large, on voit le brouillard approcher. Il forme une sorte d’immense nuage près à tout engloutir. Ce genre de spectacle que nous offre la nature ne peux s’expliquer par des mots. Il faut le voir. Il nous rappelle que l’homme n’est qu’une toute petite chose sur Terre et que le jours où la nature voudra reprendre ses droits, elle le fera sans mal.

Le soir je mange chez mes parents. La maison de mon enfance. Et puis je repars à Brest, direction le Mini bar à Saint Martin. Peu d’ambiance, DJ très moyen. On s’exile quelques mètres plus loin, au Comix. C’est mieux. Mais peu importe l’endroit, mes amis sont là. J’en profite car je repars demain et ne sais pas quand je reviendrai.

Dimanche. Mon w-e breton s’achève par la traditionnelle braderie Kana Beach à Locmaria Plouzané. Deux pantalons, 30€. Je ne sais pas encore comment je vais les faire rentrer dans mon sac vu tout ce que je ramène, mais je m’en fiche. C’est une affaire, alors je prend !19h50, retour à la gare. Je rentre à Paris les poumons remplis d’air frais et mon sac de fringues, de CD, de crêpes et de gâteau breton de Tregunc. 0h10, j’arrive à Montparnasse, la gare des bretons. 1h. Enfin chez moi. Le w-e est fini. Retour à la réalité, demain c’est métro, boulot… pigeons.

 

Un dimanche à Paris

Dimanche. Midi. Le soleil brille. Colocs pas là. Une douche, un p’tit déj’ et me voilà partie !

Cette journée était, après une phase d’intégration assez particulière, ma première « vrai journée » seule à Paris. Ayant laissé mon appareil photo au placard pendant plusieurs semaines, pour ne pas dire mois, c’est avec grand bonheur que je l’ai emmené avec moi sur l’une des butes les plus célèbres du monde : Montmartre.

Métro ligne 13 jusqu’à place de Clichy, puis changement. Prendre la 2 direction Nation et descendre à « Barbès Rochechouart ». Je tente une première excursion dans le quartier et me retrouve Gare du nord… Pour une ballade découverte, il y a mieux… Je reprend donc le métro et m’arrête une station plus loin, dans un coin déjà exploré en nocturne la veille : Château-rouge. Il y a du monde partout sur le Boulevard Magenta. A Paris, les gens ne s’arrêtent jamais. Les 3/4 des magasins sont ouverts 7 jours sur 7 et les clients y vont 7 jours sur 7… Une petite rue calme sur ma gauche me fait de l’œil.

Je m’y glisse et y découvre un curieux mélange d’architecture. Certains immeubles semblent dater du début du XIX ème tandis que d’autres, fraîchement rénovés, rappelle plutôt les hôtels trois étoiles de la Côte d’Azur. Au fond de la rue, un mur de végétation… C’est bien ça. Je suis au pied de la butte Montmartre. A ma droite, un grand escalier m’invite à gravir ses nombreuses marches.

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Tout en haut, la majestueuse église du Sacré Cœur observe Paris. Sur ces marches ensoleillées, la foule reprend doucement, guidée par quatre musiciens sobrement installés, un des plus grands tubes des Eagles : Hotel California.

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Plus loin, une vielle dame observe avec des yeux d’enfant un automate tout de blanc vêtu.

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Je n’ai parcouru que quelques centaines de mètres entre le Boulevard Magenta et le haut de la butte et je ne me croirai pourtant pas dans la même ville. C’est donc ça Paris ?

Je tente de me faufiler entre les branches des quelques arbres afin d’immortaliser la ville sous ce soleil d’hivers et… son nuage de pollution. Je fais le tour de la butte puis retourne dans les rues avoisinantes. J’atteints la Place du Tertre et ses peintres. Je descend et passe devant les vignes de Montmartre. En face de moi, un guide touristique. Je tends l’oreille. Ces vignes ne sont pas celles d’origine qui pendant bien longtemps recouvraient la majeure partie de la butte, mais une reconstitution datant de 1932. Déception. Mais elles sont belles quand même.

vignesdemontmartre.jpg

Juste à côté le Lapin agile, un des plus anciens et plus célèbre restaurants de Paris. Un des rare à perpétuer la tradition des chansonniers. Je continue ma descente, rejoint un boulevard qui mène place de Clichy.

Métro, ligne 13, Gabriel Péri – Asnières- Genevilliers – Terminus. Je rentre chez moi.

Métro Ligne 13

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